Et si nous parlions des addictions, pas de celles qui se retrouvent toujours
en bonne place dans les discussions moralisatrices ou répressives, mais de
celles qui font du bien au porte monnaie national. Un accident de la route
provoqué par un conducteur sous l’emprise de l’alcool, cela se voit et peut être
mis en avant pour lutter contre ce qui est considéré par certains comme un
fléau. Il en va de même pour le tabac, ce qui a permis au fil des ans de
supprimer tous les lieux conviviaux mais enfumés.
En revanche, nous assistons au déploiement frénétique des jeux d’argent. La
Française des jeux va même sortir un nouveau jeu de grattage chaque mois, sans
doute pour faire gagner plus d’argent à tous ces millions d’addicts qui
dépensent une bonne partie de leur budget familial pour remplir les caisses
vides de l’état, lequel détient tout de même 72% du capital de la FDJ ( ceci
explique cela).
Les français dépensent 75 Millions d’Euros par jour aux jeux d’argent, soit
27 milliards par an. Ne pensez-vous pas que ces sommes dépensées et pour la
plupart du temps perdues (pas pour tout le monde) ne provoquent elles pas des
crises familiales profondes et peut-être irréversibles ? Voyons-nous des spots
TV pour lutter contre cette addiction sans doute plus grave que d’autres et
provoquant des séquelles collatérales ? Qui s’est élevé contre l’implantation du
poker à la maison (jeux en ligne) où tout un chacun peut perdre ses économies
plus rapidement qu’il ne faut de temps pour les mettre de côté. Au début du
siècle dernier, il y avait la grande guerre. Outre tous les malheurs que cela a
apporté au monde entier, elle a généré la création de la loterie nationale pour
les gueules cassées, et la ligue antialcoolique très virulente à l’époque. Comme
le vin était un compagnon fidèle de nos braves soldats, nous l’avons conservé
dans nos traditions, contrairement aux Etats-Unis. Aujourd’hui, il n’y a plus de
gueules cassées, mais beaucoup plus de dettes à rembourser.
Alors, addictez-vous
aux jeux, et buvez une bonne bouteille pour vous consoler.

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